Entête

LE BALLON BLANC

 

Théâtre de l’Optimist
Avignon

loupe

 

 

Dans la vie, tout le monde court après quelque chose ; chacun est préoccupé par ses désirs et ses manques. Dans Le Ballon blanc, c’est une plongée dans l’enfance perdue, les retrouvailles avec un passé qui est là, bien présent. Le ballon blanc, c’est cette enfance perdue, ces rêves enfouis. C’est tout ce temps qui a fui entre nos doigts, ce temps qui s’échappe insidieusement et qui s’écoule inexorablement.

Un jeune homme d’une trentaine d’années revient dans la maison de son enfance. Il retrouve son passé, il est confronté à ses jeux et à ses jouets, il retrouve son âme. Et ses rêves perdus.

Les questions affluent, bousculées par les souvenirs. Ce qu’il voulait faire, vivre, ce qui le transportait…

Il retrouve son jouet préféré, un clown blanc.

Et tout le passé ressurgit et l’émerveille. Que faire quand tout son passé est là ? On est pris au piège.

On coule lentement dans ce passé qui nous a tenus en éveil, qui nous a transportés d’un stade à un autre de la vie.

On a franchi mille obstacles, résolu mille problèmes, et la vie s’ouvre à nous.

Et ce ballon blanc qui nous entraîne, qui nous porte un peu plus loin, devient un personnage si important, un porteur d’histoire.

Bravo à toute cette équipe de l’Optimist, à l’auteur Grégoire Aubert, au metteur en scène Jean-David Stepler et aux comédiens Sylvia Delagrange et Benoît Saladino.

Tous portent une part de ce ballon un brin magique, qui nous emporte dans les rêves.

L’écriture de Grégoire est belle, la mise en scène intelligente et les comédiens sont à leur place. On sort de là le cœur rempli d’un brin de nostalgie.

Jean-Michel Gautier

 

Le Ballon blanc

De Grégoire Aubert, mise en scène Jean-David Stepler.

avec Sylvia Delarange et Benoît Saladino