Entête

RAPSODIA

 

Théâtre du Chariot
77 rue de Montreuil
75011 Paris
01 48 05 52 44

Jusqu’au 28 avril
Les lundis et mardis à 19h

 

loupe

 

 

Clara Lloret Parra chante, joue, danse et dit. Raphaël Dubert est multi-instrumentiste. Tous deux sont les interprètes de ce spectacle qui oscille entre concert, évocations et hommage. Il s’agit ici de raconter, en paroles et en chant, la terreur que la dictature de Franco a infligée au peuple espagnol. Et plus précisément aux femmes espagnoles, victimes de la guerre civile, obligées pour certaines de s’exiler en France pour se retrouver le plus souvent dans un camp d’Occitanie.

C’est dans une lumière tamisée, faite de zones de lumières chaudes, que cette pièce sensorielle se déroule. Une proximité avec les interprètes crée un partage de sensations et de sentiments. La pénombre et les lumières diffuses, la clarté des instruments, les chants et la musique live nous plongent dans une ambiance presque organique. Les instruments à peau et à cordes sont comme les éléments constituant les corps. Les pulsations rythmiques des percussions et l’obscurité traversée d’auras lumineuses qui entourent les instruments, comme la lumière vue à travers l’épiderme, ajoutent encore à cette impression charnelle.

Pourtant, Rapsodia est un cri. Un appel au souvenir. Un rappel des souffrances du passé de tout un peuple. Clara Lloret Parra interprète des chants populaires et des chansons révolutionnaires qui racontent cette époque où les escadrons de la mort du franquisme tuaient un nombre inconnu de femmes et d’hommes, sur de banales dénonciations, jetés dans des fosses communes. Des fosses restées closes depuis la mort du dictateur en 1975, empêchant le deuil, scellant les bouches et plongeant le passé dans le silence.

Pour nous faire entendre ce drame, Clara Lloret Parra interprète plusieurs femmes, une lignée féminine, de la grand-mère à la petite-fille qui découvre ce passé sur le tard. Toutes deux vont aller rendre hommage à la sœur de cette grand-mère, victime de la dictature, et trouver l’endroit où les phalangistes ont laissé son corps. Un rituel de deuil et de souvenir.

Les chants sont émouvants, l’interprétation et le jeu de Clara Lloret Parra sont intenses. La présence de la guitare électroacoustique, d’une lavta et des percussions de Raphaël Dubert ajoute à la grâce de ce spectacle. Outre les chants populaires de l’époque réinterprétés, d’autres rythmes du folklore ibérique naissent sous les doigts des deux musiciens, comme le fandango, la guajira ou la jota.

Certains spectacles sont créés comme une nécessité impérieuse. Rapsodia fait partie de ceux-là. Né de la peur d’un avenir qui se teinte de plus en plus d’incertitudes, il veut rappeler la mémoire des peuples pour contrer ceux qui tentent d’édulcorer et de changer l’histoire, le passé, un acte dont sont coutumières les dictatures. C’est ainsi qu’une loi adoptée dans quelques régions d’Espagne gomme le mot dictature du général Franco pour le remplacer par franquisme. Un régime qui était une dictature pure et simple, avec tout ce que cela comporte de massacres, de meurtres, d’emprisonnements et d’exils forcés pour tous les opposants. Clara Lloret Parra chante, joue, danse et dit. Raphaël Dubert est multi-instrumentiste. Tous deux sont les interprètes de ce spectacle qui oscille entre concert, évocations et hommage. Il s’agit ici de raconter, en paroles et en chant, la terreur que la dictature de Franco a infligée au peuple espagnol. Et plus précisément aux femmes espagnoles, victimes de la guerre civile, obligées pour certaines de s’exiler en France pour se retrouver le plus souvent dans un camp d’Occitanie.

C’est dans une lumière tamisée, faite de zones de lumières chaudes, que cette pièce sensorielle se déroule. Une proximité avec les interprètes crée un partage de sensations et de sentiments. La pénombre et les lumières diffuses, la clarté des instruments, les chants et la musique live nous plongent dans une ambiance presque organique. Les instruments à peau et à cordes sont comme les éléments constituant les corps. Les pulsations rythmiques des percussions et l’obscurité traversée d’auras lumineuses qui entourent les instruments, comme la lumière vue à travers l’épiderme, ajoutent encore à cette impression charnelle.

Pourtant, Rapsodia est un cri. Un appel au souvenir. Un rappel des souffrances du passé de tout un peuple. Clara Lloret Parra interprète des chants populaires et des chansons révolutionnaires qui racontent cette époque où les escadrons de la mort du franquisme tuaient un nombre inconnu de femmes et d’hommes, sur de banales dénonciations, jetés dans des fosses communes. Des fosses restées closes depuis la mort du dictateur en 1975, empêchant le deuil, scellant les bouches et plongeant le passé dans le silence.

Pour nous faire entendre ce drame, Clara Lloret Parra interprète plusieurs femmes, une lignée féminine, de la grand-mère à la petite-fille qui découvre ce passé sur le tard. Toutes deux vont aller rendre hommage à la sœur de cette grand-mère, victime de la dictature, et trouver l’endroit où les phalangistes ont laissé son corps. Un rituel de deuil et de souvenir.

Les chants sont émouvants, l’interprétation et le jeu de Clara Lloret Parra sont intenses. La présence de la guitare électroacoustique, d’une lavta et des percussions de Raphaël Dubert ajoute à la grâce de ce spectacle. Outre les chants populaires de l’époque réinterprétés, d’autres rythmes du folklore ibérique naissent sous les doigts des deux musiciens, comme le fandango, la guajira ou la jota.

Certains spectacles sont créés comme une nécessité impérieuse. Rapsodia fait partie de ceux-là. Né de la peur d’un avenir qui se teinte de plus en plus d’incertitudes, il veut rappeler la mémoire des peuples pour contrer ceux qui tentent d’édulcorer et de changer l’histoire, le passé, un acte dont sont coutumières les dictatures. C’est ainsi qu’une loi adoptée dans quelques régions d’Espagne gomme le mot dictature du général Franco pour le remplacer par franquisme. Un régime qui était une dictature pure et simple, avec tout ce que cela comporte de massacres, de meurtres, d’emprisonnements et d’exils forcés pour tous les opposants.

Bruno Fougniès

 

Rapsodia

Mise en scène et écriture Clara Lloret Parra

Avec Raphaël Dubert (jeu, guitare électrique, lavta et percussions) et Clara Lloret Parra (jeu, chant et percussions)

Regard extérieur : Agnès Potié et Olmo Hidalgo
Création lumières : Johannes Johnström et Louise Brinon
Surtitrages espagnol / français : Gaëlle Coëffeur
Technicien son : Pierre Fau