JOSÉPHINE B.

 

Théâtre La Scène Parisienne.
34, rue Richet
75009 Paris.
01 40 41 00 00.

Jusqu’au 3 janvier 2021.
Du jeudi au samedi à 19h,
matinée le dimanche à 15h.

 

Joséphine B. loupe

 

 

Reprendre le chemin du théâtre, retrouver cet écrin de velours rouge qui cache souvent de bien jolies surprises est un moment de pur plaisir et c’est à l’une d’entre elle que j’ai assistée hier soir. Un biopic musical dédié, à une femme hors du temps de son époque, véritable star du Paris des années folles, du charleston et du lindy up.

Le mythe Joséphine Baker écrit de la plus belle des manières par Xavier Durringer raconte le fabuleux destin de cette petite fille née sur les bords du Mississippi qui comme Tom Sawyer, éprise de liberté a changé le cours de sa vie commencée bien misérablement auprès de  parents, artistes de rue itinérants, forcée à faire dès son plus jeune âge des travaux domestiques chez les gens aisés afin de faire vivre sa famille, pour finir à force de volonté et de ténacité en vedette adulée et qui après une tournée triomphale en Europe va mener la revue des Folies Bergères, accompagnée de son inséparable guépard et puis celle du Casino de Paris.

Mariée cinq fois, cette artiste, symbole de l’émancipation a combattu contre toutes les formes d’intolérance, contre le fascisme et les ségrégations raciales

Il fallait donc pour incarner cette Joséphine, une comédienne, chanteuse, danseuse  pleine de talent et de ressources tant le personnage est complexe et c’est Clarisse Caplan qui s’est emparée du célèbre pagne de fausses bananes et qui a entraîné avec une voluptueuse nonchalance les spectateurs dans les tourbillons de sa vie. Les chorégraphies réglées au millimètre nous ont fait revivre les incroyables déhanchements de cette Vénus d’ébène. Légère comme une plume au vent, agile comme une panthère, Clarisse a emporté avec elle tout le public sur les chemins de ses rencontres, de ses espoirs, de ses succès, de ses peines avec une naïveté touchante, accompagnée par Thomas Armand, artiste tout aussi talentueux qui lui a endossé les costumes de tous les personnages qui ont croisé sa vie et changé son destin, au rythme des pas de claquettes et de swings percutants. Les lumières magistrales et la scénographie inventive dans une mise scène sans faute, font de ce spectacle une véritable réussite qu’il faut s’empresser d’aller applaudir car les rappels des spectateurs au salut me laissent penser que ce musical va très vite afficher complet chaque soir. 

Patrick Rouet

 

Joséphine B.

Auteur et mise en scène : Xavier Durringer assisté à la mise en scène par Constance Ponti et Emma Bazin.

Avec Clarisse Caplan et Thomas Armand.

Chorégraphie : Florence Lavie.
Scénographie et lumières : Orazio Trotta, Eric Durringer, Raphaël Michon.
Costumes : Catherine Gome.
Son : Cyril Giroux.

 

 

 

Mis en ligne le 25 septembre 2020


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