Entête

L’AFFAIRE ROSALIND FRANKLIN

 

Avignon-Reine Blanche
16 Rue de la Grande Fusterie
84000 Avignon

du 4 au 22 juillet 
relâche les 9, 16 juillet

à 14h40

loupe 

 

Elle est née à Londres en 1920 et, dès 1950, elle est déjà une physico‑chimiste mondialement reconnue, spécialiste des rayons X.

Rosalind Franklin n’a jamais su que l’on avait volé ses résultats — ou peut‑être que cela lui était égal.

En 1953, elle se lance dans l’étude des virus. Malheureusement, elle décède en 1958, à l’âge de 38 ans, d’un cancer dû à une surexposition aux rayons X.

On assiste ici au meurtre symbolique d’une femme. Nous sommes plongés dans une atmosphère de film noir, avec victimes et coupables épinglés au mur.

Un film noir où les protagonistes de l’histoire agissent comme des personnages pris dans le drame.

L’exclusion des femmes du monde scientifique n’est pas un effet d’optique : elle résulte d’une oppression systématique, violente, parfois même criminelle.

La science a longtemps été le domaine exclusif d’Homo mathematicus ; les femmes savantes y sont tournées en ridicule, et les ingénieures ne sont pas légion. On a même prétendu que les femmes étaient génétiquement incapables de rigueur logique et d’abstraction.

C’est dire si le monde de la science a été divisé entre femmes jugées incapables et hommes supposés puissants.

Mais une telle radicalisation est, avouez‑le, des plus grotesques.

Pourtant, l’histoire ressemble à un immense parterre coupé en deux, où les hommes méprisent les femmes.

La pièce est rythmée, vive, portée par une superbe équipe de comédiens.

Jean‑Michel Gautier

 

L’Affaire Rosalind Franklin

De Elisabeth Bouchaud
Mise en scène Julie Timmerman

Avec Julien Gallix, Matila Malliarakis, Vincent Odetto, Isis Ravel

Collaboration artistique Véronique Bret
Création lumière Philippe Sazerat
Scénographie Luca Antonucci
Création son Mme Miniature
Vidéo Thomas Bouvet
Musique Benjamin Laurent
Costumes Dominique Rocher
Costumes Majan Pochard