COPAINS NAVRANTS

Théâtre des Blancs-Manteaux
15, rue des Blancs-Manteaux
75004 PARIS
01 48 87 15 84

Les 5, 6, 7, 19, 20, 21 septembre à 21h (prolongations prévues).

 

« Copains navrants » fait partie d'un diptyque à thématique gay dont la pièce « Copines d'avant » (dans la même salle, une semaine sur deux) aura été l'initiatrice à la fois heureuse et impertinente.

 

Dès l'abord, la scène nous dévoile un intérieur on ne peut plus kitsch, mélange osé de jaune, rose, orange et autres tonalités pailletées que n'aurait pas désavoué un cabaret transformiste. Le ton est donné : légèreté, grivoiserie et divertissement. L'histoire en elle-même n'a rien d'extraordinaire et fait presque penser à un « prétexte » dramaturgique, mais peu importe. Les comédiens réussissent le tour de force d'interpréter leurs personnages en flirtant avec une limite caricaturale dont ils ont conscience et qu'ils ne franchissent (heureusement) jamais. Quatre tempéraments et quatre interprétations différentes qui mènent la danse durant une heure où fusent gags à l'américaine façon « Friends », blagues Carambar et réflexions à appréhender au second degré.

Mention spéciale à Sébastien Siloret dont la présence et la trempe comique mériteraient un one man show dans les plus brefs délais. Artiste à suivre !

 

Chapeau bas au metteur en scène (Eric Hénon) également, dont l'inventivité et l'expérience ont permis de caser ces « quatre garçons dans le vent », ces quatre « Beatles gays », sur une scène trop petite pour laisser exploser ces personnalités exubérantes qui doivent parfois se contenir au sein de cet espace réduit.

 

Un spectacle badin et délassant, sans enjeu dramatique ni stylistique, dans la tradition la plus pure du café-théâtre tel que le public l'apprécie.

 

Natalia Fintzel-Romanova

 

Auteur : Patrick Hernandez

Distribution : Yann Galodé, Fabrice Némo, Sébastien Siloret et Gilles Tessier.