L’OPÉRA DE QUAT’ SOUS

EN TOURNÉE 
Production Opéra Éclaté
Kurt Weill / Bertolt Brecht

L’Opéra de 4 sous

Mise en scène : Éric Perez et Olivier Desbordes
Direction musicale : Manuel Peskine
Version française de Jean-Claude Hémery
Textes et chansons chantés en français



Madame Peachum : Nicole Croisille

Monsieur Peachum : Patrick Zimmermann
Macheath : Éric Perez
Polly : Anandha Seethanen
Jenny : Flore Boixel
Brown : Samuel Theis
Lucie : Sarah Lazerges

Avec Yassine Benameur, Manuel Peskine, Clément Chébli, Anne-Sophie Domergue, Fanny
Aguado, Alexandre Charlet, Antoine Baillet, Nathalie Schaaff, Josselin Michalon

28 novembre – Centre Lyrique Clermont Auvergne – 15h
4, 5 décembre – Théâtre Toursky, Marseille – 21h
1er mars – Théâtre la Coupole, Saint-Louis – 20h30
3 avril – Palais des Congrès, Le Mans – 17h
8 avril – Théâtre Jean Alary, Carcassonne – 20h30
20 avril – Théâtre, Cahors – 20h30
17, 18 mai – Odyssud, Blagnac – 20h30

Juillet et août 2016 Festival de Figeac et de Saint-Céré

Tournée 2016-2017

Avec l’Opéra de Quat’sous, Brecht et Weill brouillent les cartes de l’opéra traditionnel, ils mélangent sans complexe des références à Bach, au Jazz, au choral luthérien. Ils se situent en fait dans ce vaste champ de réflexion sur la place de l’Opéra dans la société, réflexion entamée par tous les contemporains de la République de Weimar.
L’art explose ses frontières, que ce soit par l’architecture, par le cinéma ou la peinture, dans un milieu industriel florissant.
C’est dans ce contexte que naît cette proposition désordonnée de mise en abyme de l’opéra « bourgeois ». Mais une mise en abyme à l’image de la société des années 30, où de grandes utopies se mettent en place, où la crise sépare encore plus les pauvres des dirigeants, où un monde souterrain et interlope tente de survivre.
C’est dans le cabaret-cirque de Jenny des Lupanars, dans ce bouge proche de l’Ange bleu que se
préparent les provocations envers les bourgeois, les repus, les riches. C’est ainsi que trahisons, mensonges, coups bas et couteaux dans le dos, ouvrent le bal.
Il n’y a pourtant pas de sang dans le spectacle, pas de chagrin, pas de morts : tout est faux, les billets, les baisers, les larmes et les moignons des mendiants.
On est au cirque !
Mr Peachum fait tourner les clowns autour de la piste au son des grincements de dents ! Il lancera ainsi vers la surface du monde une meute de clowns, de vieux cabotins, de saltimbanques, d’artistes.
Chaque numéro est bien rodé ; les pirouettes sont impressionnantes, les tours de passe passe réussis, l’illusion est parfaite. Le tigre lui-même est si bien dressé qu’il entre seul dans sa cage et se met à pleurer ...
Alors, on rit, on applaudit, on en redemande ! Tout le monde sait pourtant que sous les maquillages, les faux crânes, les perruques des clowns, il y a la tristesse, l’amertume, le dérisoire et l’absurde.
On reste jusqu’au bout, afin de voir tomber le funambule et se réjouir de n’être que les spectateurs du
cirque grotesque de notre vie !

Éric Perez et Olivier Desbordes