« ON A VOLÉ LE BRAS DE CONSTANTENUS ! »

Cirque Électrique
Place du Maquis du Vercors
75020 – Paris   
09 54 54 47 24

Jusqu’au 1er novembre
Les 22, 23, 24, 28, 29 octobre à 21h00
Le 25 octobre à 17h00 le 1er novembre à 18h00

 

On a volé le bras de Constantenus loupePhoto Claude Bourbon

Nul lieu ne pouvait mieux convenir à ce spectacle atypique que le Cirque électrique.

Cela commence en effet comme du cirque, avec un numéro au mât chinois d’Alba Faivre, transformée en femme oiseau, et qui nous coupe le souffle en récupérant une grande boîte pour la mettre sur son dos aussi facilement que si elle était sur la terre ferme alors qu’elle est juchée sur un fil à six mètres du sol !

Revenue sur la scène, elle sort de la boîte en question un bras entièrement tatoué.

Et l’histoire à proprement parler débute vraiment, avec la disparition de ce bras et l’histoire du corps qui allait avec, celui d’un certain Captain Costentenus, homme entièrement tatoué qui a réellement existé au XIXème siècle, époque où « les phénomènes monstrueux » s’exhibaient dans les foires, celui-ci ayant même été vedette aux Folies Bergères.

Les numéros se succèdent, c’est parfois un peu long et lent d’autant qu’on a un peu de mal à suivre le fil conducteur, le texte étant souvent trop fort et mal articulé.

Mais qu’importe, l’ensemble est extraordinairement bluffant, c’est à la fois complètement surréaliste et infiniment poétique, étrange et fantastique, avec l’usage de gramophones dont les énormes pavillons se déploient comme des fleurs et de superbes gravures projetées et manipulées en direct.

On est dans un autre monde et il n’y a qu’à se laisser porter. C’est techniquement parfait et surprenant et visuellement très beau et spectaculaire.

C’est une femme qui danse avec un éventail en plumes d’autruche vertes, une autre qui marche sur du verre et joue avec le feu, une autre qui s’habille de lumières, c’est un marin qui danse avec son ombre, ce sont des créatures étranges qui surgissent comme le Cornu ou un être à trois têtes, et on va de surprises en stupéfactions, d’étonnements en émerveillements, comme hypnotisé par ce que l’on voit et par la musique hors du temps que diffusent gramophones et orgues de barbarie.

Un moment insolite et fabuleux qui nous emmène entre deux mondes, dans une sorte de quête déroutante qui allie avec bonheur technologies anciennes et modernes, performance et fantasmagorie.

Nicole Bourbon

 

On a volé le bras de Constantenus loupe 

« On a volé le bras de Costentenus ! »

Création de HEY ! La Cie

Avec :
Rosita Warlock & Mr Djub (gramophones, performances)
Yannick Unfricht (Néo Buto)
Lalla Morte (nouveau cirque)
Sarah Brown (Vjing, performance)
Antoine Bitran (orgues de barbarie) 
Alba Faivre (mât Chinois)

Technique :
Bruno Teutsch (lumière et scénographie)
Ilan Sberro ((sonorisation)
BatManu (Motion Design)
Fredéric Voisin (gravure)
Laurent Brusetti (créations musicales pour orgues de barbarie)

 

Mis en ligne le 22 octobre 2015

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