CABARET ÉLECTRIQUE

Cirque Electrique
Place du Maquis du Vercors
75020 – Paris  
09 54 54 47 24

Jusqu’au 28 mars 2015.
du jeudi au samedi à 21h00

 

loupePhoto Hervé Photograff

Le cirque électrique dresse son chapiteau, un chapiteau en vrai, comme le commun des cirques, sur l’espace récupéré au-dessus du périph. Mais ce n’est pas un cirque ordinaire, loin de là. Il y règne en effet une ambiance tout à fait spéciale, faite de convivialité, de recherche qui ne dit pas son nom et surtout d’un formidable amour pour ce type de spectacle… où le mot électrique est aussi (sinon plus) important que le mot cirque.

Ici, pas d’animaux, pas de numéros ringards, mais de la belle et bonne qualité : ça commence doucement, avec les lumières qui baissent. Des spectateurs assis sur des bancs à l’ancienne à ceux qui (c’est un choix) finissent de dîner, installés à des tables qui bordent la piste, tout le monde retient son souffle. Un bonimenteur truculent, habillé en cow-boy s’empare d’un micro et fait les annonces : Voici Yannick Garbolino, équilibriste… ou Valentino Bogino, qui remet à l’honneur un art bien oublié, le hulla hoop ! Et l’acrobate Kader Diop, et d’autres !

Ils sont tous très bons et la musique de l’orchestre du Cirque Électrique ponctue, souligne avec art leur travail. Quand ce n’est pas Maria Fernanda de Caracas qui chante, en espagnol, de sa voix unique. Tout se fait à vue : les installations, les réglages et l’on peut, à l’entracte, voir artistes et spectateurs boire un verre ensemble sur la piste. La première partie inclut aussi les parents Radoï, dans leur numéro, bien nommé, de la roue de la mort. Il faut le voir pour le croire. Les enfants Radoï, eux, nous présentent le numéro dit de la moto acrobatique, un classique mais exécuté également avec panache.

On aura aussi droit à un cracheur de feu, à une étrange danseuse un peu fakir et les sept minutes de Kiki Picasso (!) seront allouées à Jasmine, l’accordéoniste qui ne joue pas de son instrument… et Anne Van der Linen, une femme-peintre dont les œuvres, surprenantes, sont projetées sur écran. Ce bric-à-brac, encore une fois, fait partie de la magie du lieu et du spectacle. Car tout est art et tout est spectacle. Sans jugement. Sans classement. Avec générosité, et cet enthousiasme que partagent les spectateurs en sortant.

Gérard Noël

 

loupePhoto Hervé Photograff

Cabaret électrique

Avec les Radoï (parents, fils et belle-fille) Yannick Garbolino, Valentino Bogino, Kader Diop, Antoine Delon, Lalla Morte, Laurent Frialoli, Kiki Picasso, l’Orchestre du Cirque Electrique et Maria Fernanda de Caracas.

 

loupePhoto Hervé Photograff

Mis en ligne le 31 janvier 2015

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